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Paloma

Je rencontrai Paloma un matin de l’été dernier : Elle peignait une crique de Torrevieja, je lui fis quelques photos et nous restâmes en contact alors qu’elle repartait à Madrid, ses vacances s’achevant.
Depuis, je suis abonné à son compte Instagram, elle au mien, nous sommes une relation de réseaux sociaux.

Il y a  quelques jours Paloma m’adressa par WhatsApp un « Je suis à Torrevieja ».
Donc retrouvailles puis photos avec un thème dont je rêve depuis longtemps : Peindre un corps et faire des portraits photos à l’extérieur.
J’ai ainsi acheté quelques petits pots de peinture, puis un carré de tissu jaune et hop, nous nous retrouvons sur une plage, en matinée.
Une chance, le ciel est un chouia nuageux.

Nous faisons quelques visuels sans peinture, puis Paloma se barbouille en deux temps trois mouvements et se prête à cette séance.

Le résultat me plaît et ravit mon modèle du jour.
Voilà.
Faire des photos qui me donnent satisfaction, les offrir, parfois les partager publiquement, c’est la vie de retraité que j’ai choisie.

Les coulisses et autres, si vous aimez lire :

Tout le monde n’est pas Paloma.
Quand je lui explique, par messagerie, mon désir de faire des photos de son corps peint, en bord de plage publique, elle me répond aussi sec avec un OUI franc et un « super idée ».
Paloma n’est en rien exhibitionniste et n’a jamais posé pour du portrait, c’est l’idée qui lui a plu.
La séance terminée, elle m’avouera avoir été morte de honte de se retrouver avec cette peinture sur son corps et de constater l’arrivée massive de vacanciers qui la regardaient, depuis le sable.
Perso j’étais totalement dans mon trip de photographe et m’attelais à deux choses : Que mon modèle écoute et applique mes recommandations, enfin que mon trépied de flash ne se casse pas la gueule dans l’eau.
Ma grande chance fut que la mer était d’huile, le flash a survécu.
Mon autre chance, et non la moindre : Paloma, qui n’a jamais posé, s’est révélée d’un professionnalisme incroyable.

Bon.
Sur cette dernière photo je lui ai demandé de faire une tête de thriller, là elle s’est sentie moins à l’aise et j’ai tout tenté pour créer une photo dramatique en post production.
Peine perdue.

Paloma : [x] Oublier le thème thriller avec elle.

Matériel :

J’ai mis du gaffer (un ruban adhésif noir) sur la marque et le modèle de mon appareil photo.
Pas envie de faire de la pub en direct.
En différé, j’ai un réflex Nikon D850, un Nikkor 20mm, un Sigma Art 35mm, un Nikkor 85mm et un Tamron 150-600mm.
Les vues de cette séance ont été réalisées au 20mm et au 35mm (j’avais oublié mon 85mm, mais quel abruti !) et n’avais pas envisagé d’apporter le 150-600.
Mon éclairage est un Godox AD400, un flash chinois sur batterie qui a une lumière au bon potentiel pour travailler en extérieur malgré la présence du soleil direct. Ce flash est contrôlé depuis mon boîtier par un déclencheur X2T Godox.
J’avais également emporté un très lourd et très vieux trépied Manfrotto que je n’ai pas utilisé.

Pour la technique :

J’ai opté pour 64 iso, j’adorais les pellicules diapo Kodachrome en 64 iso.
Vitesse/Diaph : 1/320s à f:8

J’ai une boîte à lumière octobox (Godox AD-S 85) que j’adore parce qu’elle offre une lumière vraiment chouette, très douce,  mais en bord de mer la prise au vent est très importante, du coup j’ai photographié sans cet accessoire, le flash se comportant alors comme un gros flash cobra (ombres dures).
Flash à pleine puissance en Hss (tu peux dépasser la limite de la vitesse du rideau de l’appareil qui est normalement limitée à 1/250s).
J’aurais pu ouvrir un chouia plus le diaphragme et augmenter la vitesse, ainsi isoler davantage le modèle, mon choix s’est porté sur ce diaphragme et cette vitesse lors de mes tests de lumière au 20mm.
J’avais tellement peur que mon flash se casse la gueule dans l’eau que je restai sur ce couple, sans prise de tête.

Voilà 🙂

Philippe Latrubesse 2022